Quoi dire à l'enfant ?

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Quoi dire à l'enfant ?

Message par Clarinette le Jeu 20 Avr - 19:08

Citation de MariBe (récap de son entretien avec la psy de la clinique belge):


il y a 6 étapes dans la vie d'un enfant et à chacune correspond son information et son vocabulaire approprié.
1. La petite enfance (0 à 2 ou 3,5 ans)
Il faut normaliser le sujet dès le départ donc en parler comme si de rien n'était, présenter le thème (les différents types de parentalité par exemple) avec des livres d'images. L'enfant ne se posera pas de questions.
2. L'enfance - école maternelle (3-6 ans)
Il faut dédramatiser et introduire. On peut toujours utiliser des lectures et raconter une histoire simple avec un vocabulaire simple. On parle de graine, d'oeuf dans le ventre de maman, etc.
Précision de ma psy: il faut faire attention parce qu'à cet âge-là, ils développent leur fantaisie. Il faut donc faire attention à ne pas tomber dedans et éviter de dire qu'on a trouvé l'enfant dans un chou ou qu'une cigogne l'a apporté.
3. L'école primaire (5,5 ans - 8 ans)
Il faut objectiver l'histoire. On suggère d'utiliser un album photo unique avec l'histoire de la conception, avec des photos, des dessins, des citations.
Moi, par exemple, j'ai gardé les tickets de parking de mes visites à l'hôpital; ça ira dans l'album
Là, il faut veiller à utiliser la bonne terminologie "don, spermatozoïdes, ovule, embryon, donneur, etc.".
On lit l'album régulièrement.
4. L'école primaire (7 ou 8 ans - 10 ans)
Il faut rendre l'histoire concrète en ouvrant la discussion. La psy m'expliquait qu'à cette âge, ils développent l'esprit de questionnement. On ne parle pas là du "pourquooooooi?" des 3-4 ans, mais du véritable raisonnement (pas pour rien que 7 ans est l'âge de raison, hein).
On crée donc une annexe à l'album: l'histoire médicale (diagnostics et traitements, choix de l'hôpital, etc) avec des textes et des illustrations.
Il faut aussi veiller à répondre à toutes les questions.
5. Pré-puberté (10-12 ans)
Il faut évaluer l'équilibre de l'enfant et s'interroger sur son état mental. Attention, on ne nous dit pas qu'il va être handicapé des émotions, hein. Juste qu'à cet âge-là, il faut se renseigner auprès de l'entourage de l'enfant (comme l'institutrice, par exemple). En cas de besoin, faire appel à un psychologue pour enfant.
J'espère que cette dernière suggestion ne vous choque pas. Moi, pas du tout. Je ne rattache pas les psychologues aux gens fous ou mentalement atteints J'ai une formation en PNL et suis donc très consciente du fait que j'aurai peut-être besoin d'une aide externe parce que j'ai beau être maître-praticien, quand on est impliqué, on gère moins (voire pas du tout lol).
6. Puberté (11-16 ans)
Il faut informer, répondre aux doutes intérieurs et aux questions.
La psy m'a conseillée de réunir dès maintenant des articles ou autres concernant l'insémination, pour que l'ado puisse avoir une sorte de dossier sur ce que représentait l'insémination au moment de sa conception. Parce que d'ici 16 ans, les choses auront changé et ça lui donnera l'occasion de se replonger dans notre ambiance sociétale.
Là, évidemment, c'est l'âge où une crise d'identité est possible et s'il y a parent non-génétique (un homme dans nos vies, quoi), il est "à risque" dans cette crise. Il vaut mieux consulter.
Ceci dit, autre précision de ma psy: s'il y a conflit avec un parent non-génétique, c'est d'habitude très bon signe. Car on partage rires, larmes et disputes qu'avec des gens avec qui on a une relation de confiance et dont on se dit qu'on ne risque pas de les perdre.
Je ne sais pas vous, mais moi cette dernière réflexion m'a réchauffé le coeur.

La psy m'a aussi dit de placer les livres d'histoires ou l'album parmis les livres de l'enfant, dans sa bibliothèque. Il ne faut pas qu'il ait une place spéciale. C'est quelque chose qu'il peut lui-même choisir de lire le soir avant de dormir par exemple. Il ne faut pas créer un rituel autour de cette lecture et en faire quelque chose d'exceptionnel. L'idée étant de normaliser le tout.
Sinon, encore une précision: dans tous les cas, il faut veiller à ce que l'environnement proche de l'enfant tienne le même discours sur les origines de la conception. Ses tatas, parrain, marraine, grands-parents... Il faut qu'on fasse bloc.
Bon, cette dernière expression n’est pas très psy
Mais il faut effectivement qu'on dise tous la même chose parce que l'enfant, si c'est un garçon par exemple, ira peut-être plus facilement demander à papi ou tonton.
Donc, pour éviter la confusion, informons notre entourage.
Voilà.
Ceci dit, ma grosse question hier, avant toute cette explication était: que dire à mon neveu et ma nièce? Ils ont 2,5 ans et 5 ans; ils vont me poser des questions avant mon propre enfant. Et en fait, ce que je viens de résumer est applicable pour les autres enfants évidemment.
Par contre, et ça vous voyez vous-mêmes comment vous allez faire, mais moi, j'en parlerai avec les parents de chacun. Je ne veux pas empiéter sur l'éducation que mes proches veulent donner à leurs enfants. Si moi j'ai appris qu'il faut faire attention au stade fantaisie par exemple, ça ne veut pas dire que ma sœur voudra que son fils se mette à parle gamète et sperme, A discuter donc.:


Un livre pour enfant parle de notre quete: La Quete de Somy, Lhistoire D'Un Choix de Devenir Mere Celibataire
(Merci Mam2018)

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Clarinette
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