Informations générales sur le parcours PMA

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Informations générales sur le parcours PMA

Message par Clarinette le Jeu 20 Avr - 4:34

Bienvenue dans le monde merveilleux de la PMA !
Ca peut faire un peu peur tout ca, alors on va décortiquer tranquillement .  
Prenez le temps de lire, de tout lire, de tout relire, et de revenir lire à n'importe quel moment du parcours .

On commence par du vocabulaire, c'est quand meme mieux si on a un décodeur :

Les abréviations :

IAD : Insémination Artificielle avec Donneur
IAC : Insémination Artificielle avec Conjoint
IA : Insémination Artisanale
FIV : Fécondation In-Vitro
FIV DO : Fécondation In-Vitro avec Don d'Ovocytes
FIV DD : Fécondation In-Vitro Double Don :  don d'Ovocytes + don de sperme
TEC : Transfert d’embryons congelés
PMA : Procréation médicalement assistée
AMP : Assistance Médicale à la Procréation
DPA : Date Prévue d’Accouchement
PPA : Période Probable d’Accouchement
DPO : Day Post Ovulation (nombre de jours après l’ovulation)


Définition Follicule ovarien :

Un follicule ovarien est un petit élément en forme de sac dans lequel l'ovocyte est stocké jusqu'à sa maturation et sa libération. Dès la puberté, les follicules ovariens en très grand nombre sont formés au niveau des ovaires, mais leur maturation est bloquée. A chaque cycle menstruel de la femme, certains ovocytes se développent, et un seul sera libéré au niveau de la partie initiale de la trompe : ce follicule est appelé follicule de De Graaf ou follicule mûr. Le follicule ovarien augmente de taille en début de cycle menstruel puis éclate pour libérer l'ovocyte prêt à être fécondé : c'est ce qu'on appelle l'ovulation. Après l'ovulation, le follicule vidé se transforme en corps jaune qui a encore un rôle important puisqu'il sécrète une hormone, la progestérone qui en l'absence de fécondation de l'ovocyte, va permettre le déclenchement des règles. (source : Santé Médecine)



Voyons maintenant de plus près les différentes techniques :
IAD/FIV

-- C’est quoi ? Quelle est la différence ? –

IAD : Insémination avec donneur de sperme. L’insémination artificielle avec don de sperme consiste à placer dans l’utérus des spermatozoïdes provenant d’une banque de sperme.
FIV : Fécondation in vitro. La Fécondation in Vitro avec vos propres ovules et don de sperme est une technique de laboratoire consistant à féconder les ovules, préalablement extraits, avec le sperme d’un donneur.
FIV DD/DO : Fécondation in vitro avec double don/ avec don d’ovule. La FIV avec don d’ovules et don de sperme est une technique de laboratoire qui consiste à féconder les ovules d'une donneuse avec le sperme d'un donneur.
TEC : Transfert d’embryons congelés





-- L’IAD, comment ça se passe ? –

1. Contrôle et stimulation des ovaires
On stimule les ovaires en administrant des hormones (folliculostimuline FSH et, dans certains, lutéostimuline LH), et on contrôle le déroulement du cycle avec des Écographies jusqu’à ce que le nombre et la taille des follicules soient appropriés. C’est à ce moment-là, grâce à l’administration d’une autre hormone qui imite la LH (ou lutéostimuline), celle qui induit naturellement l’ovulation, que l’on provoque la libération de l’ovule.

2. La clinique prépare l’échantillon de sperme
L’échantillon de sperme provient d’un donneur qui a été soumis à un examen médical complet (analyse de sperme, analyses de sang et d’urine, exploration générale, étude de maladies sexuellement transmissibles et examen psychologique) pour garantir la qualité de ses spermatozoïdes et écarter toute pathologie. Le sperme est congelé avant utilisation ; on ne s’en sert qu’au bout de 6 mois, une fois écoulée la période d’incubation de certaines maladies sexuellement transmissibles.

3. Insémination
Le jour de l’ovulation, l’échantillon de spermatozoïdes est aspiré dans une fine canule, puis injecté dans l’utérus. C’est un procédé simple, indolore et très similaire à un simple examen gynécologique.






-- La FIV, comment ça se passe ? –

1. Contrôle et stimulation des ovaires
On stimule les ovaires en administrant des hormones (folliculostimuline FSH et, dans certains, lutéostimuline LH), et on contrôle le déroulement du cycle avec des Écographies jusqu’à ce que le nombre et la taille des follicules soient appropriés. C’est à ce moment-là, grâce à l’administration d’une autre hormone qui imite la LH (ou lutéostimuline), celle qui induit naturellement l’ovulation, que l’on provoque la libération de l’ovule.

2. La clinique prépare l’échantillon de sperme
L’échantillon de sperme provient d’un donneur qui a été soumis à un examen médical complet (analyse de sperme, analyses de sang et d’urine, exploration générale, étude de maladies sexuellement transmissibles et examen psychologique) pour garantir la qualité de ses spermatozoïdes et écarter toute pathologie. Le sperme est congelé avant utilisation ; on ne s’en sert qu’au bout de 6 mois minimum, une fois écoulée la période d’incubation de certaines maladies sexuellement transmissibles.

3. Extraction des ovules et fécondation in vitro
L’extraction des ovules se fait par ponction et aspiration des follicules. C’est un procédé qui requiert une anesthésie par sédation. Une fois extraits, les ovules sont conservés quelques heures dans un milieu de culture, tandis qu’on prépare le sperme en isolant les spermatozoïdes mobiles.
Si la technique choisie est l’ICSI (micro-injection d’un spermatozoïde dans chaque ovule mûr), les ovules sont « dénudés », C’est à dire qu’on enlève la couronne de cellules qui les entoure, puis on injecte un spermatozoïde dans chacun d’eux.
Avec les FIV classiques, les spermatozoïdes (50 à 100 000) sont plongés dans le milieu de culture où se trouvent les ovules. Le lendemain, on vérifie combien d’entre ces derniers ont été fécondés. Évidemment, plus il y a d’ovules et meilleure est la qualité du sperme, plus grandes sont les chances d’obtenir des embryons. Cette technique présente toutefois un inconvénient: les taux de fertilisation en sont plus faibles, car le spermatozoïde n’est pas introduit directement dans l’ovule.

4. Transfert
Le lendemain de l’extraction et de l’ICSI des ovules, on sait combien d’entre eux ont été fécondés. Les 2 ou 3 jours suivants, ces ovules fertilisés se transforment en pré-embryons prêts à être transférés dans l’utérus.
Le jour du transfert, on sélectionne les pré-embryons qui présentent les meilleures caractéristiques de développement. Le nombre moyen d’embryons transférés habituellement est de 1 ou 2.
Les pré-embryons, introduits dans un cathéter très fin, sont conduits par le gynécologue jusqu’au fond de l’utérus. L’anesthésie n’est pas nécessaire. Sur les pré-embryons transférés, généralement un seul s’implante; il faut toutefois savoir qu’il peut arriver que plusieurs le fassent, donnant alors lieu à une grossesse multiple.

5. Cryopréservation
Les pré-embryons qui n’ont pas été transférés sont congelés dans de l’azote liquide (cette cryopréservation est connue sous le nom de vitrification), après quoi, convenablement étiquetés, on les stocke dans la banque d’embryons. Ils pourront être utilisés lors de cycles ultérieurs si la première tentative n’est pas fructueuse. Évidemment, le traitement de préparation de l’utérus pour un transfert d’embryons congelés est beaucoup plus simple puisque la stimulation et l’extraction d’ovules ne sont pas nécessaires.

-- FIV: Protocole court/long? kesako? –

Citation d'Alauraca:
de toute façon, sache que dans les cliniques étrangères, ce sont toujours des protocoles courts qui sont pratiqués ( je pense que le long peut être proposé mais après plusieurs échecs du court sur le plan qualité ovocytaire notamment ...)...
Le protocole court peut être antagoniste comme j'ai eu cette fois et comme beaucoup de filles ici ont eu... c'est à dire on part sur un cycle sans préparation avec une stimulation folliculaire a j2 ou j3 et un bloqueur qu'on introduit en court de route ( de S5 à S8 selon les protocoles ) .. Le bloqueur est un anti LH, l'hormone qui te fait ovuler ... Il y a des variantes sur ces protocoles , avec pour certains provames ou pilule contraceptive en plus.. cela permettrait une cohorte folliculaire plus homogène ...
Les avantages sont une dose globale de fsh moins forte , un traitement moins long, moins d'hyperstimulation
Les inconvénients c'est moi par exemple ... un bloqueur qui a empêché les autres fofos de pousser car introduit trop tôt ... et une mauvaise réponse du taux d'oestradiol ( pour avoir cherché des jours entiers des infos la dessus et c'est écrit aussi sur la notice de l'orgalutran, il fait baisser le taux d'oestradiol et surtout il le contient )



Citation de Belize59:
je suis sur un protocole long agoniste, qui dure deux cycles.

Au 21ème jour du cycle 1, je commence les piqûres de decapeptyl. Le but est de bloquer mes ovaires afin de stopper la croissance des follicules et d'éviter l'ovulation prématurée.Après 11 jours du decapeptyl (le soir) , je fais une échographie (le lendemain matin) et une prise de sang. Si mon taux d'oestradiol est très bas (taux inférieur à 5 pg /ml en janvier 2016) et les follicules minuscules lors de l'échographie, le lendemain soir de mon échographie, je peux commencer le gonal 225 UI, en plus du decapeptyl. Mes règles débarqueront pendant les piqûres de decapeptyl. Je serais donc au cycle 2 lors de la stimulation.
Pour finir, lors du déclenchement, je me retrouve avec trois piqûres à faire (decapeptyl, gonal et ovitrelle).

J'ai un protocole long, car c'est le protocole que préfère utiliser mon gynécologue. En plus, à la clinique où je vais, il n'y a pas de ponction le samedi. Mais les transferts sont possibles.

Mon gynécologue ne va pas au delà de 300 UI de gonal par jour de stimulation. Après, il considère que cela ne procure pas d'effet supplémentaire sur la production des follicules.


Le protocole long est utilisé lors des premières tentatives, lorsque la réserve ovarienne est a priori normale ou lorsque la seule cause d'infertilité est masculine (source : fiv.fr).

Pour moi, les gros inconvénients de ce protocole sont sa looooooooonguuuuuuuuuueur et la multitude des piqûres à faire, bien plus que pour un protocole court. Pour la FIV qui s'annonce, si mon calcul est correct, entre le début de mes règles du cycle 1 et la ponction, il devrait s'écouler entre 45 et 47 jours, ce qui fait entre 35 et 40 piqûres; sachant que c'est la troisième fois que j'ai ce protocole. Heureusement, je ne suis pas douillette.





-- La FIV DD/DO, comment ça se passe ? –

1. Sélection de la donneuse
Les donneuses sont sélectionnées sur la base de critères médicaux très stricts et on les soumet à une batterie d’examens complémentaires afin d’écarter toute pathologie importante susceptible d’avoir une répercussion sur la santé du nouveau-né. Les cliniques font en général en sorte que les caractéristiques physiques (Phénotype) de la donneuse et de la Receveuse soient aussi proches que possible. Il s’agit de garantir ce que nous appelons une bonne “complémentarité phénotypique”. Ces résultats sont contrôlés par un médecin qui s’assure également de l’absence de maladies génétiques connues jusqu’ici dans les antécédents personnels ou familiaux, tandis qu’un psychologue évalue la santé mentale de la donneuse.

2. Traitement de la donneuse
Les donneuses doivent suivre un traitement de stimulation ovarienne d’une ou deux semaines, qui consiste en l’administration d’injections sous-cutanées d’hormones, avec un suivi composé d’échographies et d’analyses de sang, s’il y a lieu. Les ovules sont extraient par ponction ovarienne pratiquée sous sédation.

3. La clinique prépare l’échantillon de sperme
L’échantillon de sperme provient d’un donneur qui a été soumis à un examen médical complet (analyse de sperme, analyses de sang et d’urine, exploration générale, étude de maladies sexuellement transmissibles et examen psychologique) pour garantir la qualité de ses spermatozoïdes et écarter toute pathologie. Le sperme est congelé avant utilisation ; on ne s’en sert qu’au bout de 6 mois minimum, une fois écoulée la période d’incubation de certaines maladies sexuellement transmissibles.

4. Extraction des ovules et fécondation in vitro
L’extraction des ovules est pratiquée par ponction et aspiration des follicules. Une fois extraits, on le plonge quelques heures dans un milieu de culture, tandis qu’on prépare le sperme pour isoler les spermatozoïdes mobiles.
Si la technique choisie est l’ICSI (micro-injection d’un spermatozoïde dans chaque ovule à maturité), les ovules sont « dénudés », C’est à dire qu’on enlève la couronne de cellules qui les entoure, puis on injecte un spermatozoïde dans chacun d’eux.
Si ce n’est pas le cas, les spermatozoïdes (50 à 100 000) sont plongés dans le milieu de culture où se trouvent les ovules. Le lendemain, on vérifie combien d’entre ces derniers ont été fécondés. Évidemment, plus il y a d’ovules, plus grandes sont les chances d’obtenir des embryons.

5. Transfert
Le lendemain de l’extraction et de l’ICSI des ovules, on sait combien d’entre eux ont été fécondés. Les 2 ou 3 jours suivants, ces ovules fertilisés se transforment en pré-embryons prêts à être transférés dans l’utérus.
Le jour du transfert, on sélectionne les pré-embryons qui présentent les meilleures caractéristiques de développement. Le nombre moyen d’embryons transférés habituellement est de 1 ou 2.
Les pré-embryons, introduits dans un cathéter très fin, sont conduits par le gynécologue jusqu’au fond de l’utérus. L’anesthésie n’est pas nécessaire. Sur les pré-embryons transférés, généralement un seul s’implante ; il faut toutefois savoir qu’il peut arriver que plusieurs le fassent, donnant alors lieu à une grossesse multiple.

6. Cryopréservation
Les pré-embryons qui n’ont pas été transférés sont congelés dans de l’azote liquide (cette cryopréservation est connue sous le nom de vitrification), après quoi, convenablement étiquetés, on les stocke dans la banque d’embryons. Ils pourront être utilisés lors de cycles ultérieurs si la première tentative n’est pas fructueuse. Évidemment, le traitement de préparation de l’utérus pour un transfert d’embryons congelés est beaucoup plus simple puisque la stimulation et l’extraction d’ovules ne sont pas nécessaires.


JE VEUX ME LANCER. JE FAIS QUOI, COMMENT, QUAND, OU ?

1. Trouver un gynécologue prêt à vous suivre.
C’est la première étape, et c’est une étape compliquée étant donné que c’est illégal en France. C’est pourquoi, beaucoup de médecins refusent.
Lorsque vous appelez pour prendre rdv, il ne faut pas hésiter à demander directement au téléphone à la secrétaire si c’est envisageable plutôt que de vous déplacer pour rien et risquer de recevoir des remarques désobligeantes.
Il faut aussi que le médecin accepte de refaire les ordonnances des cliniques et surtout qu’il n’indique pas sur les ordonnance « non remboursé ». Les médicaments pour la stim sont assez cher, donc c’est un point non négligeable. A savoir, les ordonnances étrangères sont acceptées en France mais elles ne sont pas remboursées. Certains généralistes acceptent de refaire les ordonnances mais les pharmacies peuvent les refuser et elles sont rarement remboursées (la stim demande en général un spécialiste).

2. Trouver votre clinique
Vous pensiez que le plus dur était fait avec le gynécologue ? Erreur !
Il existe une multitude de cliniques dans différents pays. Le choix ne dépend que de vous et de vos critères.
- Type de donneurs : Souhaitez-vous un donneur anonyme /non anonyme, profil standard/étendu ? Souhaitez-vous le choisir ou laisser la clinique le faire pour vous ?
- Moyens de transports pour vous y rendre : Il ne faut pas oublier que vous allez recevoir le GO pour votre départ environ 36h à l’avance. Il faut donc que vous puissiez vous rendre à la clinique assez facilement sans passer 30h dans les transports.
- Les tarifs : Nos moyens sont rarement infinis. Les tarifs sont donc un point important dans le choix de votre clinique.
- Votre suivi en France : Si votre gynéco est bienveillant par rapport à votre projet et accepte de vous suivre réellement – c’est-à-dire vous donner son avis, faire les examens, … - vous pouvez vous diriger vers des cliniques au Danemark. Si ce n’est pas le cas, des pays tels que l’Espagne ou la Belgique sont faits pour vous.
Et enfin, le contact que vous avez avec la clinique. N’hésitez pas à envoyer des emails ou à appeler les cliniques. Le premier contact est toujours très important. Faites confiance à votre instinct. Et quoi qu’il arrive, vous n’êtes pas mariées avec la clinique. Si après votre première IAD ou FIV vous vous rendez compte que le courant ne passe pas, changez de clinique.

3. Faire les examens demandés
Là c’est déjà plus simple. Les examens demandés sont indiqués sur les sites internet des cliniques ou vous ont été communiqués lors du contact que vous avez eu.
Préparez-vous aux questions indiscrètes, vous allez en avoir plein !

Citation de Via47:
La question peut en effet être posée en France, quand tu feras des examens à l'extérieur du cabinet de ton gynécologue (qui lui doit être au courant) : lors des prises de sang ou de l'hystero par exemple, puisque en France tu es censée avoir un conjoint pour faire ce genre d'examens. Parmi les questions "gênantes", voici ce que j'ai rencontré et comment j'y ai répondu :
- Q: Pourquoi vous faites ces examens ?
- R: Je fais un bilan de fertilité pour avoir un enfant.
Pas la peine de rentrer plus dans les détails, et l'avantage de cette réponse. ... c'est que c'est la stricte vérité !
- Q: Et votre conjoint il fait ou il a fait des examens ?
- R: Oui, et tout va très bien de ce côté.
Là ce n'est qu'un demi mensonge : certes ce n'est pas ton conjoint mais le sperme des donneurs est systématiquement contrôlés et n'a aucun pb (sinon il ne serait pas dans une banque de sperme).
Et enfin, celle que j'aime le moins :
- Q: Ça fait combien de temps que vous essayez ?
- R: Un an.... + tête renfrognée histoire que mon interlocuteur comprenne que je n'ai pas envie de m'étaler sur le sujet


4. Prendre RDV avec la ou les cliniques que vous avez choisies
Une fois que vous avez tous vos résultats d’examen, vous allez pouvoir prendre RDV pour la première consultation avec la clinique. Attention, cette consultation peut être payante, renseignez-vous avant.
Cette consultation peut être faite à la clinique, via skype ou par téléphone (mais dans les 2 derniers cas, vous devrez envoyer vos résultats par email avant le rdv). N’hésitez pas à demander à la clinique le mode de RDV qui vous arrange.
Lors de ce rdv, le médecin va vous expliquer le déroulement de la procédure, les médicaments que vous allez utiliser et le protocole qui sera mis en place, en accord avec vos résultats.
C’est aussi à ce moment-là que vous pourrez poser les milliers de questions que vous avez en tête. Même si vous en oubliez, ne vous inquiétez pas, vous pourrez toujours les poser après coup, par email. Mais il peut être utile de noter les questions au fur et à mesure pour avoir toutes les cartes en main !

5. Prendre RDV avec votre gynécologue/récupérer les médicaments
Il va pouvoir vous rédiger les ordonnances françaises pour que vous puissiez récupérer les médicaments en pharmacie.
Attention :
- Ne jamais acheter vos médicaments à la dernière minute. Les pharmacies ont rarement ces médicaments en stock, il faut donc leur laisser du temps pour les commander. Vous devez les avoir au moins la veille du début de votre traitement.
- Certains médicaments doivent être conservés au frigo

6. Attendre votre J1
Lorsque votre J1 arrive (c’est-à-dire un vrai flux rouge, pas quelques gouttes), appelez la clinique (et/ou votre médecin suivant ce qui a été décidé) pour savoir quand commencer le traitement, faire les echographies et les pds.
Commencez le traitement en accord avec la clinique. Si vous avez une stimulation, les piqures sont à faire tous les soirs à heures fixes. Vous pouvez les faire vous-même ou faire appel à une infirmière.
Tenez au courant la clinique de tous vos résultats pour qu’elle puisse suivre l’avancement des phases et vous dire quand déclencher l’ovulation. Une fois que la clinique vous dit de déclencher, faites l’injection du produit à l’heure indiquée et préparez votre voyage. L’ovulation aura lieu environ 36h après la piqure.

Citation de Blackprincess:
Pour les follicules, on peut déclencher (injection de l'ovitrelle) à partir de 14 mm ou 15 (c'est marqué dans le rapport d'Eugin), tes follicules prennent 2 mm à peu près par jour, (quelques fois c'est plus long, ce n'est pas une règle établie) et ton endomètre doit être au minimum à 8mm à la dernière écho (pas une règle établie non plus)
Évidemment, chaque personne est différente, tu peux faire 5 échos avant d'arriver à ce résultat ou seulement 1. Personne ne sait comment ton corps va réagir.


Citation de Firenze:
En résumé, normalement on déclenche quand: follicule sup. à 18 mm (env +1mm/jour), oestradiol sup. à 200 pg/ml (par follicule mature donc si plusieurs taux largement augmenté), LH sup. à 10 UI/ml (mais pas trop élevée car trop tard...), et progestérone inférieure à 1,5 ng/ml. L'endomètre devrait être >8mm
Le déclenchement doit se faire en fonction de 2 paramètres : l'heure à laquelle la clinique peut te prendre pour l'IAD et surtout avant que le pic naturel de LH se produise. C'est un timing assez serré car la LH augmente d'un coup et très vite pour diminuer presque aussi rapidement. Pour mon IAD d'avril, Eugin avait 2h de retard donc ça faisait presque 39h que j'avais déclenché... Et ça n'a rien changé! Mais ce que je veux dire c'est que tu ne dois pas faire Ovitrelle à une certaine "heure" car ça t'arrange pour les vols ou ton planning... C'est l'hormono qui décide! On fait Ovitrelle en fonction de l'heure de l'IAD et non le contraire. Qqn avait demandé pourquoi sur cycle naturel on fait une piqûre d'Ovitrelle: c'est juste pour avoir une ovulation dans les heures d'ouverture et de disponibilité de la clinique... Si on laisse faire la LH il y a de forte chance qu'on ovule le soir ou même la nuit!

Citation de via47:
Lu sur un gyneobs que l'idéal c'est que les spermatozoïdes soient présents dans la trompe entre 0 et 16 heures après l'ovulation (période optimale de fécondation d'un ovule), soit 38 à 54 heures après l'injection d'ovitrelle.
Perso, je comprends bien l'intérêt que les spermatos "attendent" (normal, toujours aux hommes ou leurs représentants d'attendre), mais je me dis que si TOUTES les cliniques conseillent une injection à H-36, c'est bien qu'il y a une raison.

Citation de gigi0913:
Un follicule vit de 24 à 48 h et un spermatozoïde de 4 à 5 jours dans des conditions normales mais congelés la durée de vie est moindres.
Quand faire l'injection: quand on vous le dit !!! C'est une affaire de spécialiste, si la clinique vous laisse livrez à vous-même, cherchez un gynécologue qui peut gérer ça, c’est une vraie spécialité médicale, je suis infirmière et pourtant pour ce genre de choses j'ai lâché prise et me suis laissée guider



7. Après la procédure
Vous allez gouter aux 14 jours les plus longs de votre vie. Vous allez devoir attendre les résultats sans psychoter. Le traitement dans son ensemble (stimulation + progestérone) va mettre votre corps sans dessus dessous. Vous allez avoir des symptômes de grossesse ou de règles alors que non ((j’ai tel et tel symptome… Je suis sure que c’est un +, non c’est un -… ahhhhhhhh !). C’est très difficile mais il faut essayer de ne pas prêter attention à tous ces signes.

La pds est possible à partir de J12 après procédure, test pipi à J14.
Pourquoi ne pas faire un test trop tot :
Citation de firenze :
Je tiens à rappeler à celles qui ont fait des stims que l'organisme met au moins 10jours pour éliminer toutes les hormones injectées. Donc un test de grossesse trop précoce pourrait être un faux positif car l'ovitrelle est de l'HCG!! Les faux positifs peuvent arriver lorsqu'on fait le test trop tôt... Donc je voudrais pas que certaines d'entre vous se retrouvent avec un test urinaire positif sans confirmation par le test sanguin: ça ferait vraiment mal au moral! Un test urinaire se fait à J12 minimum!! L'idéal est J13 voire J14. Ce n'est pas écrit dans la notice car le commun des mortels fait un bébé sans coup de pouce hormonal donc le faux positif ne peut exister...Privilégier la pds (dosage quantitatif de Beta-HCG). L’hormone HCG est sécrétée par le placenta dès sa formation donc elle est détectable dans le sang maternel périphérique dès le 9ème jour qui suit l'ovulation si l'œuf fécondé s'implante et se développe. Il n'existe pas de faux-positif ou négatif avec le dosage sanguin qui est spécifique de la sous unité bêta de l'hormone.
L'Ovitrelle c'est de l'alpha-HCG (donc libre) alors que certains tests sanguins (dépend de la technique utilisée par ton labo) détectent la chaîne béta (donc spécifique) de l'HCG. Mais en règle générale la question ne se pose pas car on ne fait pas de pds avant J12 post-dpo, donc l'Ovitrelle a été largement métabolisée par l'organisme et il n'en reste plus de traces... Normalement, on écrit juste inférieur à 5UI pour négatif et dès que ça passe ce seuil (positif), on donne la valeur chiffrée.



Attention, vous allez surement prendre de la progestérone après votre IAD ou FIV, ce qui peut retarder l’arrivée des règles.




La clinique va demander des examens préliminaires . Ca peut varier selon la clinique et selon votre situation . En voici quelques uns .
Les examens :

L'hystérosalpingographie :
Cet examen étudie la cavité utérine et les trompes qui ne sont pas visibles sur des radiographies standards. Cet examen est très utile dans les bilans de stérilité, d'infections répétitives, de saignements génitaux, de douleurs… Elle recherche des anomalies telles qu'une tumeur, un fibrome ou un rétrécissement des voies génitales.
Qu'est-ce que c'est ?
Cet examen utilise les rayons x et un produit de contraste à base d'iode. Son principe consiste à opacifier et visualiser la cavité de l'utérus et des trompes. Le produit de contraste est injecté dans l'utérus grâce à une sonde. Il diffuse et tapisse les parois de l'utérus puis des trompes qui seront visibles sur les clichés grâce aux propriétés radio opaque de l'iode.
Cet examen se réalise dans la première partie du cycle menstruel (dans les 10 jours après le début des règles)
(Source : Doctissimo)

C’est un examen radiologique où l’on utilise un contraste (liquide) qui est injecté par le col de l’utérus et qui nous permet d’étudier la cavité utérine et la perméabilité des trompes. Une obstruction des deux trompes empêcherait le processus de fécondation naturelle. Il est pratiqué après les règles, mais avant l’ovulation. C’est un examen très important, surtout avant de réaliser des inséminations artificielles.
Le médecin vous prescrira du spasfon pour éviter les douleurs ainsi qu’un antibiotique (ça dépend des médecins) pour éviter toute infection. Prévoir une serviette hygénique pour l’après-examen, pour ne pas tacher vos vêtements.
Pour être honnête, ce n’est pas l’examen le plus sympa à pratiquer. Mais dans la plupart des cas, la sensation ressentie est similaire aux règles.

Citation de via47:
Surtout pas l'hystero et l'iad sur le même cycle.
L’hystéro, c'est à faire pour les iad, mais ça n'a plus d'intérêt pour une fiv, puisque les trompes ne sont pas sollicitées dans cette procédure.

Citation de blackprincess:
Position comme chez le gynéco, spéculum un peu écarté en haut du col ( ça fait un peu mal, le temps que les muscles se détendent, 30secondes)le médecin injecte un liquide de contraste et vérifie sur l'écran si le liquide va partout (trompes) et il prend des photos en même temps, l'acte en lui même dure une dizaine de minutes, il te fait bouger sur le côté gauche et le côté droit pour vérifier que le liquide aille vraiment partout et reprend des photos, ensuite il retire le spéculum (ah ça fait du bien !) et vérifie que le liquide s'écoule sans problèmes (encore 2-3 clichés) et c'est fini !après on te donne une serviette pour t'essuyer, le liquide va continuer à s'écouler donc on te donnera une serviette hygiénique , prévoies en une plus fine, si tu ne veux pas porter un truc hyper épais. Il se peut que t'aies des douleurs légères, comme des règles qq heures après, c'est normal, il se peut aussi que tu saignes un tout petit peu, c'est normal, c'était mon cas. Voilà en gros, bien sûr, chacune est différente, le médecin m'avait dit que l'écoulement allait s'arrêter au bout de quelques heures mais pour moi ça a duré jusqu'au lendemain même si c'était plus léger... et je me sentais un peu gonflée ... donc voilà rien de bien méchant !! Désolée pour les "détails techniques" mais bon au moins tu sais tout...attends toi à des questions style: depuis quand essayez-vous d'être enceinte ?, votre conjoint fait des exams aussi ?prépare tes réponses à l'avance pour ne pas être surprise et faire une gaffe !!évidemment t'as un conjoint !, c'est un grand avocat d'affaires au barreau de New York (commandant de bord est déjà pris, désolée ! c'est mon chenapan de mari !) , et tu leur dis qu'il va faire des exams aussi

Citation de Berenice7536:
Lorsque j'ai pris rdv, le centre m'a envoyé une ordonnance avec des antibios à prendre le matin pour prévenir toute infection, des antihistamiques pour les allergies à l'iode (que j'ai pris dans le doute), j'ai aussi dû commander à la pharmacie les flacons d'iode et le catéthère pour l'examen, il y avait même un autre produit pour remplacer l'iode en cas de risque d'oedème de Quincke, en plus une pds 2 jours avant pour garantir que pas de grossesse, et prévoir ses antidouleurs habituels

Citation de coccinelle078:
Pour l'hystéro, on m'avait expliquée que la douleur dépendait de l'état des trompes :
- si les trompes ne sont pas bouchées, pas de problème, c'est juste désagréable
- si une trompe est bouchée, ils essayent de la déboucher et là, ça fait maaaaal

Citation de Daye18:
L’hystérosalpingographie, ça dépend vraiment des personnes et du professionnel. Moi perso, ça n'a pas été le meilleur moment de ma vie, ms par contre la douleur a été de courte durée et plus rien dès l'examen terminé. Prends-toi du spafon ou autre antidouleur 1h avt, et 1 juste avt ça aide déjà bien. Et t'inquiètes on y a toutes survécues.

Citation de aellaa:
Je sais que beaucoup de femmes tombent enceinte après une hystéro, car ça ouvre bien les trompes.

Citation de Gwendoline85:
De mon côté, hystero passée. Je ne parlerais pas exactement de douleur... Plutôt d'une sensation désagréable, j'ai eu l'impression un bref instant de perdre le contrôle de mon corps... Pas longtemps ceci dit, et ça reste supportable.


Echographie Pelvienne :
L'échographie pelvienne est un examen utilisé pour obtenir des images de l'intérieur du corps en utilisant des ondes sonores à haute fréquence (ultrasons). Cet examen permet d'explorer chez la femme, la zone du bassin (pelvis), située sous la cavité abdominale. L'échographie pelvienne est un examen couramment pratiqué pour le suivi de la grossesse chez la femme. Il est également prescrit pour le dépistage et la surveillance de pathologies plus ou moins graves.
Il s’agit d’un examen qui fournit des informations précieuses sur la morphologie de l’utérus et des ovaires grâce à l’émission d’ultrasons et qui permet de connaître la réponse de l’ovaire et de l’endomètre pendant le cycle ovarien.

Prise de sang à J3 :
Cette première prise de sang permet d’évaluer votre réserve ovarienne par un dosage de FSH mais également de vérifier votre état général, de s’assurer de votre immunité contre d’éventuelles infections qui peuvent compliquer la grossesse (toxoplasmose, cytomégalovirus, rubéole, VIH, Hépatites…).

Les cliniques demandent toutes en plus d’un bilan de fertilité, un point sur les MST. La prise de sang doit être effectuée entre J3 et J5.
- Test hormonaux (AMH), FSH, LH, Œstradiol, Progestérone
- Frottis cervical (échantillon de cellules prélevées au niveau du col de l’utérus)
- HIV (HIV1 et HIV2)
- Hépatite (HBsAg, anti-HBc et anti-HCV)
- Chlamydia, si moins de 26 ans
En cas de doute, faire également
- Rubéole, Parvovirus, Toxoplasmose

Dans le bilan hormonal, on vous demandera de tester la prolactine :
Citation de alauraca:
c'est à jeun le matin vers 8,9h et surtout au repos au moins une demi-heure... Je l'avais faite et le Labo tenait vraiment à ce que ce soit fait dans ces conditions ... Il sont spécialistes PMA

Citation de queridefre:
La première prise de sang j'avais aussi un taux très élevé. Si tu as couru pour venir 30 min au repos ne suffisent pas c'est ce qui s'est passé pour moi en plus j'étais stressée d'arriver en retard au taf
La deuxième je suis allée dans un autre labo. Ils m'ont installée sur un fauteuil au repos et on attendu 30 min pour la pds et une encore 30 min après et une autre encore au bout de 30 min.
En faisant la moyenne des 3 j'arrive à un résultat tout à fait dans la norme. C'est la prolactinemie polée. Tu en as pour au moins 1:30 mais ça vaut le coup.
Un jour de repos et sur 1h30 les résultats étaient normaux

Citation de gigi0913:
J’avais eu à cette époque une prise de sang qu'ils appellent pool c'est à dire sur 1h30 et avec une injection de stimulation pour doser la réponse hormonale. Il faut savoir que beaucoup de chose peuvent donner un taux élevé mais souvent c'est le stress qui augmente le taux


Explication sur les taux : tableau des dosages hormonaux (maia-asso)
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Re: Informations générales sur le parcours PMA

Message par Jane2017 le Lun 24 Avr - 11:23

Comme je suis nouvelle sur les forums de la PMA solo, je n'ose pas créer de nouveaux sujets. Mais il me semble qu'un sujet "IAD ou FIV" serait utile pour plusieurs d'entre nous!
Ce choix est-il fait par les cliniques? Ou peut-on décider de passer directement par une FIV parce que les taux de réussite sont plus importants? Quels en sont les inconvénients?

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Re: Informations générales sur le parcours PMA

Message par Apie le Mar 25 Avr - 19:44

Jane2017 a écrit:Comme je suis nouvelle sur les forums de la PMA solo, je n'ose pas créer de nouveaux sujets. Mais il me semble qu'un sujet "IAD ou FIV" serait utile pour plusieurs d'entre nous!
Ce choix est-il fait par les cliniques? Ou peut-on décider de passer directement par une FIV parce que les taux de réussite sont plus importants? Quels en sont les inconvénients?
Bonjour Jane,
Bienvenue
alors la décision FIV/IAD ne nous appartient pas.
elle dépend de tes résultats aux examens préliminaires et aussi de ton Age.
il faut savoir qu'une FIV est beaucoup plus lourde que pour une IAD : traitements plus lours (donc effets 2nd et risques) et la procédure en elle même (ponction ..etc reste un acte médical à risque même si peu important)

Sache que si tout est ok, une IAD peut marcher et rapidement. il est vrai que certaines sur ce forum rencontrent beaucoup de difficulté. dis toi bien que celles sui "restent" longtemps sont malheureusement celles qui galèrent et que par chance pour certaines ça marche vite !
recemment sur ce forum et son parents (les maternelles) Ros*** a eu un +au 1*essai d'iad et moi au 2*

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Re: Informations générales sur le parcours PMA

Message par ClaireC7581 le Ven 4 Aoû - 19:07

Bonjour Jane ! Désolée, je n'avais pas vu ton post jusqu'ici. Merci pour ton retour mais je crois qu'un sujet de un forum pour choisir entre IAD ou FIV n'aurait pas grand sens car c'est vraiment du cas par cas médical mais aussi logistique et financier, donc il faut vraiment voir avec son médecin et ses paramètres. C'est aussi opposer ces deux traitements alors que la même femme peut les suivre (plusieurs IAD puis FIV, parfois une FIV est transformée en IAD au dernier moment car pas assez de follicules, etc.).  
Apie a déjà répondu mais je dirais pour ma part que tu es conseillée sur le traitement à suivre avant de décider : parfois il n'y a pas vraiment de "choix" — selon l'âge, le fonctionnement "mécanique", etc., ça peut éliminer des options (e.g., pas d'IAD si trompes bouchées). Plus souvent il s'agit de décider ce qui est le plus indiqué en lien à ton profil biologique, ton âge, tes antécédents médicaux et tes préférences (certaines ne souhaitent pas avoir de stimulation hormonale car tout fonctionne a priori bien et rien n'est dépourvu de "risques"). En gros, si tu as moins de 38 ans et pas de souci particulier, l'IAD est préconisée pour les raisons qu'Apie mentionne et qui sont importantes. Sinon, c'est une question d'évaluer au mieux la balance risque/réussite et c'est du cas par cas.
Mon exemple pour illustrer la nature très individuelle du traitement et les apports de l'un et l'autre  : j'ai maintenant 35 ans, on m'a diagnostiqué une insuffisance ovarienne précoce (IOP) sévère donc on m'oriente vers 2-3 inséminations car vu le faible nombre de follicules que je produis, une FIV est moins pertinente puisque le traitement est lourd et vise surtout à porter un maximum de follicules à maturité pour la ponction. Il y a tristement très souvent des "pertes" aux différentes étapes : follicules --> ovocytes ; ovocytes --> embryons fécondés ; embryons fécondés --> stade de développement supérieur (J3 ou J5, les fameux blastocystes) ; embryons vitrifiés --> embryons survivants à la décongélation — le tout pour plusieurs milliers d'euros (selon le pays, le type de donneur, les traitements supplémentaires choisis). On me donne quasiment le même pourcentage de réussite en FIV qu'en IAD mais en FIV, il faut déjà que les 3 à 5 follicules que je produis parviennent à franchir tous ces caps et quand il y en a moins en nombre pour commencer... c'est un très gros pari sachant qu'il n'y a quasiment aucune chance pour qu'il y ait des embryons congelés ou qui survivent à la décongélation. Après, si j'ai l'argent, je peux très bien faire une FIV après quelques IAD car ça permet d'apprécier la qualité ovocytaire puisqu'ils sont sortis du corps et examinés par des biologistes (impossible avec une IAD) et le geste de fécondation est réalisé, donc ça peut être un sacré coup de pouce. En cas d'échec on peut savoir parfois (mais pas à coups sûrs !) s'il y a un problème de division cellulaire ou de nidation ou... Dans ce cas particulier, c'est à moi de voir sur les conseil du gynéco spécialiste ce qui est le plus adapté mais les changements de protocoles ou de traitements donnent parfois des bonnes surprises !
J'espère avoir apporté des éléments de plus à ta réflexion (pardon du pavé !) et n'hésite pas à poser tes questions sur le forum d'entraide !

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À propos de l'Insuffisance Ovarienne Précoce

Message par ClaireC7581 le Ven 4 Aoû - 19:50

J'ai récemment trouvé le lien ci-dessous au détour d'une recherche Google et, bien que la source semble surprenante, ce descriptif fait bien le tour de la question. Je ne suis pas personnellement adepte de l'approche de la psy mais ce texte est co-écrit avec une gynéco-obstétricienne, il y a une certaine caution médicale (même si ça manque de sources !). Avec ma propre expérience de l'IOP comme modeste base, je trouve que c'est médicalement assez juste. Comme pour tout aspect de la PMA, à voir avec votre médecin bien sûr !

http://www.valeriegrumelin.com/specialites-psychologue/infertilite/insuffisance-ovarienne/


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Fertilité et environnement

Message par ClaireC7581 le Mar 8 Aoû - 21:23

Source : Centre d'AMP Edith Cavell (Belgique)
http://chirec.be/fr/fertilite-et-environnement/


FERTILITÉ ET ENVIRONNEMENT

Tabac et Fertilité

Le tabac a un impact négatif sur la fertilité à différents niveaux :

Tabac et spermatozoïdes


  • Diminution des paramètres qualitatifs du sperme.


Tabac et réserve ovarienne


  • Diminution de la réserve ovarienne

  • Âge de la ménopause plus précoce


Tabac et Fécondation in Vitro (FIV)


  • Moins d'ovocytes obtenus

  • Moins de naissances vivantes

  • Plus de fausses couches

  • Plus de grossesses extra-utérines


Les taux d'échec en PMA sont donc plus importants chez les patients fumeurs.
La PMA ne corrige pas l'exposition au tabac.
 

Téléphone portable et fertilité

Impact de l'exposition des téléphones portables sur les spermatozoïdes

Les études in vitro et in vivo suggèrent un effet négatif de l'exposition de l'homme au téléphone portable sur la qualité du sperme.
L'exposition aux téléphones mobiles serait associée à une diminution de la mobilité des spermatozoïdes de 8% et une diminution de leur survie de 9%.
Des méta-analyses sont cependant encore nécessaires pour valider l'ensemble de ces données !
 

Exposition des téléphones portables sur les cellules reproductrices féminines

Des études réalisées semblent montrer une diminution de la réserve des follicules chez les groupes de femmes exposées à des ondes électromagnétiques.
 

Risque de fausses couches

Des études montreraient une association entre l'exposition au téléphone portable et les fausses couches précoces.
 

La fertilité de nos enfants et le téléphone portable

Il est important de sensibiliser les adolescents aux dangers potentiels de l'exposition aux téléphones portables sur leur fertilité future.
Cette réalité est encore peu connue mais pourrait provoquer des effets délètères pour nos futures générations.
 

Âge et fertilité

Dans les pays occidentaux, pour des raisons sociétales l'âge de leur première grossesse augmente progressivement. 
La fertilité optimale se situe pourtant entre 18 et 31 ans et diminue avec le temps. 
Ce déclin s'accentue vers 35 ans et chute vers 40 ans. 
 

Diminution des chances malgré la PMA

La Fécondation in Vitro (FIV) ne peut pas toujours être une réponse à la diminution de la qualité ovarienne.
La qualité et la quantité de la réserve ovocytaire diminuent avec l'âge de la femme.
 

Obésité et fertilité

Obésité chez l'homme

L'Indice de Masse Corporel (IMC) a un impact sur la qualité du sperme.
Obésité chez l'homme = diminution de la qualité des paramètres du sperme.
 

Obésité chez la femme

Un IMC trop important est à l'origine d'une diminution du taux de grossesses en Fécondation in Vitro, une diminution des naissances vivantes, une augmentation des fausses couches et une augmentation du délai pour concevoir.
 

Perturbateurs endocriniens et fertilité

Qu'est-ce qu'un perturbateur endocrinien ?

C'est une substance (ou un mélange) exogène qui altère la fonction du système endocrinien et qui, par conséquent, a des effets néfastes sur la santé d'un organisme intact, ou sa descendance ou sous-population.
 

Qui sont les perturbateurs endocriniens ? 

Dans l'industrie

  • Dioxines, PolyChloro-Biphényls (PCBs)

  • Nonylphénols


Dans l'agriculture

  • Pesticides, insecticides : DDT, Lindane, Méthoxychlore

  • Herbicides, fongicides : Atrazine, Vinclozoline

  • Phytoestrogens : Genistein, Coumestrol


Dans la maison

  • Plastiques : Phtalates

  • Résines, plastiques : Bisphénol A

  • Isolation : Polybromo-biphényls

  • Cosmétiques : Parabènes

  • Contraception : oestrogènes synthétiques


Quel est l'impact des perturbateurs endocriniens sur notre fertilité ?

Chez les hommes :
- Diminution de la fertilité et de la qualité du sperme avec des variations géographiques considérables.
- Pour le garçon à naître : augmentation de l'hypospadias, de la cryptorchidie et du cancer du testicule. Cette triade se nomme le syndrome de dysgénésie gonadique, probablement dû à un déficit précoce d'androgénisation.
- La vie foetale représente une fenêtre de sensibilité aux effets des perturbateurs endocriniens sur la spermatogénèse.
- Risque augmenté avec la sédentarité et l'obésité.
Chez les femmes :
- La puberté semble de plus en plus précoce. L'augmentation des pubertés précoces pourrait être due aux perturbateurs endocriniens.
- Chez l'humain, il existe encore peu de preuve d'un effet des perturbateurs endocriniens sur la folliculogénèse (développement des follicules) alors que les données chez le rongeur suggèrent de tels effets.
 

Caféine et fertilité

La prise de caféine en quantité trop importante chez la femme en période péri-conceptionnel est à l'origine d'une augmentation du taux de fausses couches.
Une consommation chez le futur père peut aussi être associée à une augmentation du taux de fausses couches.

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